(re)quête sonore

Avez-vous remarqué que si vous cherchez à en savoir plus sur une personne ou un sujet sur internet, les premiers résultats de votre moteur de recherche préféré seront invariablement sa page wikipedia, une photo ou illustration et sans doute des vidéos. Et pourquoi pas une présentation audio ? ou une émission de radio qui en parle ?

Après être tombée sur une phrase magnifique* d’une certaine Maya Angelou, j’ai voulu savoir qui elle était et me mettre à l’écoute de son histoire. Voici comment je m’y suis prise :

  1. Je suis sur mon ordinateur. Je fais donc presque sans réfléchir la séquence suivante : Ouvrir un nouvel onglet > Inscrire son nom dans mon moteur de recherche > Appuyer sur entrer > Cliquer sur la page wikipedia 🙂
  2. Comme je comprends qu’elle est poète, je me tourne ensuite vers Youtube. Là j’y visionne sa lecture sur scène d’un poème Still I rise. Je suis happée par sa gestuelle et son sourire qui ponctuent à merveille la musique de ses mots. Je pourrai m’en arrêter là mais…
  3. je tente de trouver des émissions de radio ou des podcasts qui parlent d’elle ! Ma principale raison est que j’aimerais fermer les yeux et me laisser porter, tranquillement assise dans mon fauteuil. Je commence par le moteur de recherche de l’application Overcast sur mon téléphone. Verdict : 45 émissions potentiellement à écouter – toutes en anglais. Comme je n’ai pas le temps de tout écouter j’y vais un peu au hasard comme je le ferai pour choisir un livre à la bibliothèque. Je laisse de côté celles dont l’illustration est manifestement un portrait du host (Money, Power & sucess, Kimberley She’ro,...) car je cherche à ce stade plutôt un équivalent d’une masterclass sur France Culture. Mon choix se porte finalement sur The legacy of Dr.Maya Angelou avec photo en noir et blanc de la poétesse souriante qui m’inspire. Malheureusement ça ne me mènera pas très loin car il s’agit en fait d’une étudiante américaine qui, sur 7 minutes de l’épisode (seul et unique épisode du podcast soit dit en passant) en passe quasi la moitié à expliquer pourquoi elle a choisi le poème. Comme tout le monde peut dorénavant faire facilement un podcast sur tout et n’importe quoi, peut-être que ça n’était pas la meilleure option.
  4. Je laisse de côté l’application et retourne sur google en cherchant très spécifiquement les mots suivants : Still I rise listening. Je laisse passer quelques vidéos et accède cette fois-ci à une page de la National Public Radio – réseau de radiodiffusion non commercial et de service public aux États-Unis. Ils ont eu la bonne idée de mettre à disposition une capsule sonore avec (presque) que le poème lu par la poétesse et de proposer son téléchargement. Merci à eux !

En prévision de mes prochaines recherches, j’ai jeté un coup d’œil (ou devrais-je dire plutôt tendu une oreille) à Listen Notes. Il se présente comme une barre de recherche toute simple et permet ensuite de trier les résultats entre épisodes et podcasts. En l’essayant avec (toujours) Maya Angelou j’ai rapidement découvert un podcast qui lit de la poésie et un résultat en français. Il m’a semblé prometteur.


*La citation magnifique à l’origine de ce billet de blog était :

I’ve learned that people will forget what you said, people will forget what you did, but people will never forget how you made them feel

Maya Angelou

Mon histoire d’amour avec Arte RADIO

Ma rencontre fortuite

Comment je suis arrivée sur cette page ? Aucun souvenir. En revanche je me souviens très bien de la sensation de manger bonbon par bonbon les bulles de sons qui apparaissaient sur l’écran de mon PC portable. A chaque bulle, sa durée, son thème, sa voix. Celle qui m’a tout de suite plu était J’ai mal là, celle de Martin WINCKLER dont je n’avais jamais entendu parler avant. Mais j’appréciais aussi diner ‘en compagnie’ d’autres personnes dont le récit me captivait.

Des retrouvailles émouvantes

Quelques années plus tard j’ai reçu de ma nouvelle entreprise un téléphone professionnel iphone. A moi l’expérience Apple et l’appli Podcasts ! Grâce aux conseils avisés de mon entourage je me suis mise à écouter de nombreuses rediffusions d’émissions de radio et suis (re)tombée avec plaisir sur des productions d’ARTE Radio. Voilà qu’on me parlait de nouveau à l’oreille, que j’écoutais des gens qu’on n’entend pas ailleurs, avec cette volonté de respecter leur parole, de se sentir proche d’eux”  (Sylvain GIRE, son responsable éditorial dans un entretien en 2012). Deux pépites : Et là c’est le drame (2017) et Mental FM (2018) de Victoire TUAILLON.

Une relation libre

Aujourd’hui j’écoute surtout les productions d’Arte RADIO via l’application Overcast sur laquelle j’écoute tous mes podcasts mais il existe aussi l’application créée par arteradio qui est aussi bien sympa. Pour une première découverte, je vous conseille d’aller faire un tour sur leur site et de peut-être commencer par les classiques (la “crème de la crème”). Parmi cette sélection voici la mienne :

  • Beatmakers – S1 & S2 (David COMMEILLAS et Samuel HIRSCH) : 10 épisodes dans lesquels des producteurs français racontent le making-off d’un de leurs tubes. Je ne connaissais pas ce métier et je me suis passionnée pour leurs effets, leurs recherches sonores, leurs anecdotes. Ma plus belle découverte : le beatmaker derrière la chanson entêtante et dérangeante « Julien » de DAMSO. Chaque épisode se conclut par la question du son qu’ils préfèrent. Intéressantes réponses, de « la bruit qui tombe » au « silence ».
  • Un podcast à soi (Charlotte BIENAIME) : une sortie que j’attends avec impatience chaque premier mercredi du mois. Chaque épisode « mêle intimité et expertise, témoignages et réflexions, pour aborder les questions de genre, de féminismes, d’égalité entre les femmes et les hommes ». Si vous n’avez pas peur de la controverse, commencez par l’épisode #15 sur la prostitution. J’en suis sortie à fond « pour » ET « contre »…
  • De guerre en fils (François PERACHE et Sabine ZOVIGHIAN) : Un feuilleton en 6 épisodes qui vous tient en haleine, de la petite à la grande Histoire. J’ai personnellement (re?)découvert la nuit sanglante du 17 octobre 1961 à Paris.

Ou si vous avez un peu de temps devant vous, plongez-vous dans leur collection de sons. Vous y retrouverez, comme indiqué dans leur slogan, des “Emissions, reportages, témoignages et bruits pas sages” ! Pour une présentation d’ARTE Radio plus complète, je vous invite à consulter le dossier qui lui était dédié sur le site Syntone pour ses 10 ans…en 2012.